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On dit que 21 grammes disparaissent au moment même où l'individu est déclaré décédé... Ce constat très physique attesterait que "quelque chose" quitte le corps à l'instant précis où la vie nous abandonne ! Certains prétendent qu'il s'agirait du poids précis de l'âme ; vous savez, ce supplément que l'on obtient à la naissance... Un cadeau qui nous soumet à une égalité déconcertante ; ainsi, Staline ou l'Abbé Pierre, Mozart ou Christophe Mae seraient, à ce niveau, égaux ?
Alors les histoires que l'on raconte sur ce fameux supplément d'âme dont on affuble certains êtres, ces drôles de moments d'exception qui font vibrer d'émotion ne seraient ils dus à rien qui fasse une différence de poids ?
Les musiciens qui figurent ci-dessous, tous proches du monde des vents, ont quitté la scène et leur âme supérieure flotte encore quelque part, superficielle, légère, et soyons certains qu'ils ont déjà rejoint le plus bel et plus important orchestre de l'univers...

SergeLuc2.jpg Serge Luc aimait le Jazz, les vents, la vie... Prématurément interrompue en Juin 2010 par la terrible maladie qui terrasse aussi les justes. Grande tristesse dans les milieux du Jazz ou chez ses amis musiciens de la Musique des Gardiens de la Paix. Serge LUC, né à Bayonne a débuté la batterie vers 12 ans. Il étudie au Conservatoire National de Région de Bayonne. Serge fait partie d’une famille de musiciens. Ses frères : Gérard, accordéoniste et son plus jeune frère, Sylvain, est guitariste. Leurs trois instruments étant complémentaires, ils joueront souvent ensemble, mettant l’accent sur les couleurs instrumentales. 

Les influences de ses origines basques l’ont nourri et font partie intégrale de sa formation musicale, parallèlement à ses études au conservatoire. Il a participé à des émissions radiophoniques et télévisées, à la réalisation de musique de film, à de nombreux festivals comme le JVC festival de Toronto. Son quartet (guitare, tuba accordéon, batterie) est empreint de compositions originales et personnelles. Serge avait 53 ans.

rogerguerin1.jpg Roger Guérin,  84 ans,  est décédé de manière accidentelle samedi 6 février 2010 près de chez lui aux Saintes Maries de la Mer, où il s'était retiré depuis quelques années. Au cours d'une promenade avec son épouse, il est tombé dans le canal et s'est noyé.
Roger a été certainement le plus grand trompettiste de Jazz français. Titulaire des Premiers  Prix de trompette, cornet et solfège  du CNSM il a fait toute sa carrière dans le Jazz et a également dirigé pendant 5 ans l'Orchestre du Casino de Paris. Habitué des big bands (Aimé Barelli, Yvan Julien, Claude Cagnasso, Michel Legrand, Dizzy Gillespie, Dodecaband de Martial Solal, Quincy Jones ...), il était aussi un très grand soliste et improvisateur de premier plan spécialisé dans ce qu'il y eut certainement de plus difficile à jouer dans le Jazz, le style Be Bop. Il fut entre autres le soliste qui interprète la fameuse introduction de la chanson de Nougaro dédiée à Louis Armstrong. C'était aussi un immense pédagogue : je suis particulièrement touché par sa disparition car j'ai eu la chance d'être son élève (de 16 à 18 ans).
Patrick Fabert

Pour avoir une idée de la qualité de son phrasé et un petit aperçu de son talent, une video récente de Roger Guérin, à plus de 80 ans.

 

Le clarinettiste américain Mitchell Lurie, décédé le 1er décembre 2008 était âgé de 86 ans. Né à Brooklyn le 9 mars 1922, il avait grandi à Los Angeles avant de devenir le principal clarinettiste du Pittsburgh Symphony puis du Chicago Symphony à la fin des années 40. A 16 ans, il interprétait déjà le Concerto pour clarinette de Mozart avec le Los Angeles Philharmonic sous la direction d’Otto Klemperer.
Musicien très impliqué à Hollywood pour le cinéma, il a participé à de très nombreuses bandes originales de grands compositeurs comme Dimitri Tiomkin, Maurice Jarre, Andre Previn ou Elmer Bernstein (La Garçonnière, Dr Jivago ou bien encore Mary Poppins...)
Pablo Casals, qui joua une fois avec lui, déclara que Lurie était tout simplement le « clarinettiste idéal » ! Une autre légende, Leonard Bernstein, y alla lui aussi de son petit compliment : « Mitchell Lurie est le plus grand clarinettiste au cinéma mais aussi au monde ! »
Soliste, Lurie interprètera la première du Concerto pour clarinette d’Aaron Copland en 1967, puis la création américaine de Domaines de Boulez.

 


Il a contribué à la facture instrumentale en apportant son expérience au fabricant américain Rico. Une collection réputée d'anches et becs porte aujourd'hui son nom.




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François Aubier, Père des trompettistes Thierry, Eric et Francis, nous a quittés en fin de l'été 2008. Premier admirateur de ses talentueux fils artistes, cinéaste amateur, il nous lègue de nombreux témoignages filmés dans lesquels la trompette est l'héroïne. Il fut un proche des grandes actions pour la promotion des orchestres à l'école et ses encouragements nous manquent.
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Helle Tang Koch, s'est éteinte avec discrétion en septembre 2008 dans sa maison d'Epiais Rhus (95). Jeune flûtiste, professeur adorée de ses élèves, cette suédoise avait choisi la France depuis de nombreuses années. Elle consacrait la majeure partie de sa vie à l'enseignement (conservatoires de St Prix, Montmagny...) Son sourire et sa bonne humeur manquent désormais à ses très nombreux amis musiciens, à ses collègues qui ont planté un chêne du souvenir dans le village où elle s'était installée.

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Jacques LANCELOT
Avec émotion, nous apprenons le décès de Jacques LANCELOT, ce samedi 7 février 2009.

Considéré comme l’un des plus importants clarinettistes du XXè siècle (né en 1920 à Rouen), Jacques Lancelot fut membre du célèbre Quintette à Vent Français aux côtés de Jean-Pierre Rampal, Pierre Pierlot, Paul Hongne et Gilbert Coursier. Il fut le Professeur éminent du Conservatoire National Supérieur de Lyon, et réalisa de nombreux ouvrages pédagogiques qui seront encore longtemps édités. Sa relation avec la facture instrumentale fut très active et génératrice de grandes avancées.